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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 22:52
LOS NIÑOS DE SEPTIEMBRE

a Jules Supervielle

El bosque estaba cubierto de brumas bajas,

Desierto, pleno de lluvia y silencioso;

Mucho tiempo había soplado ese viento del Norte en el cual pasan

Los Niños Salvajes, que huyen hacia otros cielos,

En  grandes veleros, al atardecer, y muy altos en el espacio.

 

Había sentido soplar sus alas en la noche,

Cuando habían bajado a buscar las zanjas

Donde quizás se esconderán todo el día;

Y este llamado inconsolable de pájaros salvajes

Triste, sobre las marismas  por donde huyen los pájaros.

 

Después de haber sorprendido el deshielo de mi cuarto,

Al alba, me iba al del lindero del bosque;

Bajo una luna de niebla de ámbar,

Di con la huella, a veces incierta,

Al borde del sendero de un niño de Septiembre.

 

Los pasos eran ligeros y tiernos, pero confusos,

Al principio se cruzaban en medio de los huillones

Bajo la sombra, tranquila, él había tratado

De beber, para retomar sus juegos solitarios

Muy tarde, después del extenso crepúsculo mojado.

 

Y entonces, se perdían a lo lejos entre las hayas

Donde su pie apenas tocaba el suelo,

Me dije: quizás se dé la vuelta

Al alba, para buscar sus compañeros de vuelo,

Temblando de miedo que vayan a desaparecer.

 

Con certeza va a venir a estos parajes

A medio camino del claro que asciende hacia el oriente,

Con las grandes bandas de pájaros salvajes

Y los ciervos inquietos que buscan en el viento

La hora de abandonar la calma de los pantanos.

 

Amanece el día glacial sobre la marisma;

Me quedaba agachado en una espera ilusoria,

Mirando desfilar la fauna que volvía

En la sombra, los corzos temerosos que acababan de beber

El los cuervos chillones, en la cima de los árboles.

 

Y me dije: soy un niño de Septiembre,

Yo mismo, por mi corazón, la febrilidad y el espíritu,

Y la ardiente voluptuosidad de todos mis miembros,

Y el deseo que tengo de correr en la noche

Salvaje, después de dejar la asfixia de los cuartos.

 

Va a tratarme sin dudas como un hermano,

Tal vez me dé un nombre entre los suyos;

Mis ojos lo colmarán de luces amicales

Si no le da miedo, al verme de pronto

Con los brazos abiertos, correr hacia él en el claro del bosque.

 

Salvaje, se escapará como un pájaro herido,

Le seguiré hasta que tenga piedad de mí,

Hasta que se detenga en pleno cielo, agotado,

Perseguido hasta la muerte, vencido, las alas plegadas,

Y los ojos resignados a morir, inclinados.

 

Entonces, lo tomaré en mis brazos, dormido,

Le acariciaré las puntas de las alas,

Y llevaré su pequeño cuerpo, entre

Los juncos, soñando con cosas irreales,

Reconfortado todo el tiempo por mi sonrisa amical…

 

Pero el bosque estaba cubierto de brumas bajas

Y el viento comenzaba a ascender hacia el Norte,

Abandonando a todos los que llevan las alas agotadas,

Todos los que están perdidos y a los muertos,

Los que van por otras vías por el mismo espacio!

 

Y me dije: no es en esos pobres brezales

Que los niños de Septiembre van a detenerse;

Tan solo uno separado de su pandilla

¿Podrá comprender, en solo una noche, la atrocidad

De esos pantanos desiertos y privados de leyenda?

LES ENFANTS DE SEPTEMBRE

       à Jules Supervielle.
 

Les bois étaient tout recouverts de brumes basses,
Déserts, gonflés de pluie et silencieux ;
Longtemps avait soufflé ce vent du Nord où passent
Les Enfants Sauvages, fuyant vers d'autres cieux,
Par grands voiliers, le soir, et très haut dans l'espace

J'avais senti siffler leurs ailes dans la nuit,
Lorsqu'ils avaient baissé pour chercher les ravines
Où tout le jour, peut-être, ils resteront enfouis ;
Et cet appel inconsolé de sauvagine
Triste, sur les marais que les oiseaux ont fuis.

Après avoir surpris le dégel de ma chambre,
A l'aube, je gagnai la lisière des bois ;
Par une bonne lune de brouillard et d'ambre
Je relevai la trace, incertaine parfois,
Sur le bord du layon, d'un enfant de Septembre.

Les pas étaient légers et tendres, mais brouillés,
Ils se croisaient d'abord au milieu des ornières
Où dans l'ombre, tranquille, il avait essayé
De boire, pour reprendre ses jeux solitaires
Très tard, après le long crépuscule mouillé.

Et puis, ils se perdaient plus loin parmi les hêtres
Où son pied ne marquait qu'à peine sur le sol ;
Je me suis dit : il va s'en retourner peut-être
A l'aube, pour chercher ses compagnons de vol,
En tremblant de la peur qu'ils aient pu disparaître.

Il va certainement venir dans ces parages
A la demi-clarté qui monte à l'orient,
Avec les grandes bandes d'oiseaux de passage,
Et les cerfs inquiets qui cherchent dans le vent
L'heure d'abandonner le calme des gagnages.

Le jour glacial s'était levé sur les marais ;
Je restais accroupi dans l'attente illusoire,
Regardant défiler la faune qui rentrait
Dans l'ombre, les chevreuils peureux qui venaient boire
Et les corbeaux criards, aux cimes des forêts.

Et je me dis : je suis un enfant de Septembre,
Moi-même, par le coeur, la fièvre et l'esprit,
Et la brûlante volupté de tous mes membres,
Et le désir que j'ai de courir dans la nuit
Sauvage, ayant quitté l'étouffement des chambres.

Il va certainement me traiter comme un frère,
Peut-être me donner un nom parmi les siens ;
Mes yeux le combleraient d'amicales lumières
S'il ne prenait pas peur, en me voyant soudain
Les bras ouverts, courir vers lui dans la clairière.

Farouche, il s'enfuira comme un oiseau blessé,
Je le suivrai jusqu'à ce qu'il demande grâce,
Jusqu'à ce qu'il s'arrête en plein ciel, épuisé,
Traqué jusqu'à la mort, vaincu, les ailes basses,
Et les yeux résignés à mourir, abaissés.

Alors, je le prendrai dans mes bras, endormi,
Je le caresserai sur la pente des ailes,
Et je ramènerai son petit corps, parmi
Les roseaux, rêvant à des choses irréelles,
Réchauffé tout le temps par mon sourire ami...

Mais les bois étaient recouverts de brumes basses
Et le vent commençait à remonter au Nord,
Abandonnant tous ceux dont les ailes sont lasses,
Tous ceux qui sont perdus et tous ceux qui sont morts,
Qui vont par d'autres voies en de mêmes espaces !

Et je me suis dit : Ce n'est pas dans ces pauvres landes
Que les enfants de Septembre vont s'arrêter ;
Un seul qui se serait écarté de sa bande
Aurait-il, en un soir, compris l'atrocité
De ces marais déserts et privés de légende ?

Patrice de la Tour Du Pin

                                                                                 (Trad. AVZ)

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 17:50
PREFACIO

PREFACIO

En un banco de Buenos Aires y bajo un sol muy liso

y extenso que era ya el de la llanura,

Y  humeando se extendía en todas las direcciones

Estaban sentados, Ricardo Guiraldes y alguien que lo veía por primera vez.

Y ese recuerdo es como el fuego rojo de un cigarrillo

Que brillaba al sol, no se verá más nada parecido.

(Sin embargo la muerte nos ha una vez más acercado y desde entonces yo lo tuteo)

Ahora, Ricardo, estamos aquí reunidos algunos amigos del otro lado del río,

Como un grupo de astronautas que conspiran en la oscuridad de conversar con una estrella muy lejana,

Una estrella muy distraída con la cual quisieran llamar la atención y la amistad,

Ellos preparan sus aparatos, hacen girar extrañas manivelas,

Y al fin se escucha una música delicada

Porque de pronto nos hemos hecho transparentes para ti,

Sobre la vieja Tierra nuestra que gira día y noche y cumple modestamente sus deberes,

Y te vemos instalado en tu llama celeste,

Porque que en lo adelante puedes ocupar un lugar razonable incluso en el fuego

O el corazón de un diamante que puedas penetrar sin tener que bajar de tu nuevo caballo,

Tú puedes recoger esta voz que quisiera subir hasta ti,

Tú que sólo respiras de la misma manera que las estrellas y con su complicidad,

Tú que sabes aún escuchar las palabras de los labios y los días,

 Que ignoras un cuerpo como se ignora una ropa fuera de moda,

Tú que puedes escuchar configurarse a la tristeza o la felicidad en el corazón de tus amigos,

Y la mirada de Adelina sobre tus manuscritos inacabados.

Jules SUPERVIELLE

PREFACE

Sur un banc de Buenos Aires et sur un sol très lisse

Et long qui était déjà de la plaine,

Et fumait de s’élancer dans toutes les directions,

Ils étaient assis, Ricardo Güiraldes et quelqu’un

D’autre qui le voyait pour la première fois,

Et ce souvenir est comme le feu rouge d’une cigarette

Qui brillerait en plein ciel, on ne verrait rien

D’autre.

(Pourtant la mort nous a encore rapprochés et c’est

Depuis lors que je le tutoie).

Maintenant, Ricardo, nous sommes là quelques amis

Assemblés de l’autre côté du fleuve,

Comme un groupe d’astronomes qui complotent dans

L’obscurité de converser avec une étoile très lointaine.

Une étoile très distraite dont ils voudraient appeler

L’attention et l’amitié,

Ils disposent de leurs appareils, tournent d’étranges manivelles,

Et voilà qu’on entend une musique délicate

Parce que nous te sommes soudain devenus transparents,

Sur notre veille Terre qui tourne nuit et jour faisant

Modestement son devoir,

Et nous te voyons installés dans ta flamme céleste,

Puisque tu peux désormais te faire une place raisonnable

Même dans le feu.

Ou au cœur d’un diamant où tu pourrais pénétrer sans avoir à descendre de ton nouveau cheval,

Tu peux accueillir  cette voix qui voudrait monter vers toi

Toi qui ne respires plus qu’à la façon des étoiles et avec leur complicité

Tu sais encore écouter les mots des lèvres et des jours

Toi qui te passes d’un corps comme d’un vêtement hors d’usage.

Toi qui peux entendre la tristesse ou la joie se former dans le cœur de tes amis.

Et le regard d’Adelina sur tes manuscrits inachevés.

 

« Préface »,Jules Supervielle, Don Segundo Sombra, Ricardo Guiraldes, Gallimard, 1932.

Traducción: AVZ

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 12:08
DIALOGO CON PEDRO ALBERTO ASSEF

PROCLAMA DEL BUFON SOBRE LA NOCHE

Para Armando Valdés-Zamora, en París

 

Yo, vocero de la corte, bufón benemérito y poeta absoluto de esta gran vastedad de almas vivientes, que es el palacio real, ordeno y mando –que al descender la noche, ese humo oscuro que transfigura al hombre en bestia, en dios, en animal que vuelve- que apenas la luz se desvanezca sean abiertas las ventanas y los pasadizos, las luminarias y las hendijas de la fe. Esto que digo es mandamiento aúlico, que en cuanto la luz zarpe no se avive candelabro ninguno, para que entrando la noche por más sitios, no halle aquí claridad donde debilitarse. Y sea más honda, y sea más larga. Confundiéndonos.

El árbol en el mar, Ediciones Hoy no he visto el Paraíso, 2011, p. 19.

 

WILLIAM CARLOS WILLIAMS VISITA EL HOSPITAL DE SAINT ELIZABETH

a Pedro Alberto Assef

 

William no podía llegar un minuto más tarde.

Exactamente esa era la hora.

Exactamente ese era el lugar,

la pregunta de Dorothée con el libro en las piernas.

Ningún edificio de piedra gris podría ignorar el encuentro.

Hasta las miradas y el asombro, hasta el fervor

de saberse imprescindibles a pesar de los años.

La voz de Dorothée, los cabellos rojos de Ezra,

la rapidez con que William recordó el olvido,

están intactos bajo el árbol que esperaba con su sombra

a los amigos.

Ese minuto eterno ya no pertenece al tiempo.

Libertad del silencio, París, Trazos de Cuba, 1996, p. 22.

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 10:14
UNA SIESTA DEGRADADA

Cuando Milan Kundera regresó a Praga, la entonces Checoslovaquia se acababa de sacudir el comunismo que le impusieron las tropas soviéticas tras la Segunda Guerra Mundial. Lo mismo ocurrió, diferencias incluidas, con los latinoamericanos que retornaron a sus países natales tras las caídas de las dictaduras militares. Todavía no es el caso de Cuba.

La crónica-memoria de Armando Valdés Zamora –irónicamente titulada La siesta de los dioses– parte de esa substancial diferencia. De ahí que en la avispada nota de presentación Abilio Estévez anote que no hay regreso porque no hay vuelta atrás. No sólo, desde luego, porque habían pasado 16 años desde que Armando partió al exilio, sino porque persistían las causas políticas por las que había abandonado el país.

A esto se añade la humillación de que tuviera que pedir permiso para entrar y lo obligaran a hacerlo con pasaporte cubano, cuyo costo moral es tan alto como su costo en moneda fuerte, de lejos el segundo más caro de las Américas. La solicitud de entrada fue gestionada, además, para ver a su madre enferma en Santa Clara, tan enferma que moriría meses después, lo que muestra un caso similar al de Eliseo Alberto (Lichi Diego), cuando obtiene un permiso humanitario para ingresar a despedirse de su madre, Bella García Marruz. Ambos permisos fueron discretamente "gestionados" –también "manipulados"– por escritores oficialistas o colaboracionistas con el régimen.

De entrada, el libro argumenta una flagrante violación de los derechos humanos, lo absurdo de que uno tenga que pedir permiso para entrar a su propia casa, solicitar una autorización, aquí tramitada –como se narra en la crónica — por RR (Rogelio Riverón) y JA (Jorge Ángel Pérez), con la ayuda de Fernando Rojas y tal vez de la oficina de Abel Prieto, funcionario presto a sembrar favores a cobrar en caso de naufragio.

Bajo esa hipoteca –dentro de una "atmósfera de recelo"– entra Armando Valdés Zamora a Cuba y arma su diario de la visita con una inteligente lejanía de lugares comunes. Apenas encontramos que el imperio del miedo o la cultura de la queja se adueñen de los relatos. En un país donde por supuesto que el silencio es subversivo, da gusto leer cómo evita excederse en calificativos. Tal economía contrasta con el ruido que lo atormenta en todos los sitios, que enloquece a su pareja G, ya de por sí bajo un enorme esfuerzo de adaptación a comidas criollas, sigilos y 40 grados a la sombra del asador caribeño en verano.

La bulla –"mi ensordecedora patria"– y la sensualidad tras la testaruda búsqueda de un mamey para hacer un batido impregnan de un simpático realismo al relato, donde se superponen tres planos de tiempo y tres locaciones: Santa Clara, Cienfuegos y La Habana.

La mezcla –suerte de edición cinematográfica– potencia la amenidad, abre cabos sueltos y consigue crear expectativas que la casualidad siembra de horror, porque el aterrizaje del escritor exiliado coincide con el sospechoso accidente automovilístico donde muere Oswaldo Payá Sardiñas, el 22 de julio de 2012.

Mangos y guayabas son las únicas frutas que de pronto aparecen entre fines de julio y principios de agosto junto a los soplones o delatores (informantes según la nomenclatura) que vigilan a Mandy, el afrancesado que con su francesa vino a fijar y transformar sus recuerdos, armarlos de una nueva coraza o untarlos de una nueva costra de melancolías.

No cuento los cuentos que se enlazan entre encuentros con escritores y hasta la celebración del centenario de Virgilio Piñera en el teatro Trianón, con un muy profesional programa de lecturas y breves representaciones que se reseñan con justa objetividad, sin maniqueísmos de que allá dentro todo es mediocre. La misma objetividad aparece cuando valora algunas ediciones o la restauración de la casa de Lezama Lima, aunque la humilde tarja en Trocadero 162 no fue colocada por el Gobierno, sino que en realidad fuimos un pequeñísimo grupo de amigos los que hicimos la colecta y la pusimos a finales de 1976, aún en vida de María Luisa, encabezados por Umberto Peña, que tras mil gestiones compró el bronce, creo que a un escultor.

Otra virtud de esta curiosa Siesta es que, a diferencia de los odios, prejuicios y estereotipos que la propaganda del Partido Comunista trata de inculcar sobre el exilio cubano, aquí nunca se dejan de humanizar las filiaciones y fanatismos. Armando Valdés Zamora comprende los tumbos y retumbos de amigos y conocidos con los que se encuentra y conversa, su necesidad de sobrevivir y callar, a veces hasta de aplaudir bajo una doble moral que en realidad se ha convertido en la ausencia de moral. Pero en este sentido el autor se cuida mucho de emitir juicios, de juzgar desde fuera. Cuando se duele de la picardía de muchos escritores y artistas, no resbala a caracterizaciones que hoy son extemporáneas, que cada cubano de los que vivimos fuera debemos comparar con las que recibimos cuando estábamos dentro del caldero castrista.

"Me duele la degradación", es lo más duro que se le escapa a Armando Valdés Zamora en este viaje que poco tiene que ver con el regreso a Ítaca de Odiseo. Salvo en algunas emotivas escenas de reconocimiento o en reconstrucciones de sucesos donde la memoria le hace trampas a la serenidad, se le convierte en amorosa rabia y hasta en equívocos para la risa, cuando a la salida por poco lo dejan preso al creer que se llevaba una colección de relojes antiguos cuando en realidad eran sus medallas de corredor.

Bien corre Armando Valdés Zamora en esta crónica-diario-memoria que enriquece el caudal de testimonios cubanos sobre una dictadura cuya duración nos avergüenza. En sus páginas, la levedad y el choteo mitigan la desolación, pero no ocultan la tragedia. La Siesta no es la de Mallarmé. Tampoco la del idílico cuadro de Guillermo Collazo. Es la de otros dioses, los de La isla en peso que genialmente caracterizó Virgilio Piñera.

José Prats Sariol

El autor leyó este texto en la Maison de l´Amérique Latine, en París, el 18 de mayo de 2017, en la presentación del libro La siesta de los dioses (Ed. Bokeh, Leiden, 2017). 

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 08:33
JOAQUIN FERRER EXPONE EN LA MAISON DE L'AMERIQUE LATINE

Vernissage

Lunes 29 de mayo 2017 a las 19h

Exposición: del 30 de mayo al 9 de septiembre

Maison de l’AMérique latine

217, Bd Saint-Germain

75007 Paris

Ilust : "Intervalle", No. 34 (2002)

 

 

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 14:02
JOSE LEZAMA LIMA Y FRANCIA

PROGRAMME

Journée d’étude

 

JOSÉ LEZAMA LIMA Y FRANCIA

 

VENDREDI 19 MAI 2017

ENS, 45 rue d’Ulm, 75 005 Paris, Salle 236

09h-18h

 

Co-organisation : Armando VALDÉS-ZAMORA, IMAGER EA 3958 (UPEC), Laurence BREYSSE-CHANET, CRIMIC EA 2561 (Université Paris-Sorbonne), Roland BÉHAR, LILA (Ens) et Graciela VILLANUEVA (UPEC, IMAGER EA 3958).avec la participation de l’Institut des Amériques.

 

Matin

 

09h00 Accueil des participants

09h30 Ouverture du colloque par Nancy BERTHIER (Directrice de l’Institut Hispanique, Université Paris-Sorbonne, CRIMIC) Roland BÉHAR (Ens, LILA) et Laurence BREYSSE-CHANET (Université Paris-Sorbonne, CRIMIC)

Modératrice : Laurence BREYSSE-CHANET

09h45 Carmen BARRIONUEVO (Université de Salamanque) « José Lezama Lima y el simbolismo francés : de Baudelaire a Mallarmé »

10h05 Jorge Luis ARCOS (Université de Bariloche, Argentine) « Lezama y su valoración de poetas franceses (Baudelaire, Rimbaud, Mallarmé, Valéry) »

10h25 Ernesto HERNÁNDEZ BUSTO (Écrivain et critique littéraire) « El bosque y el cofre : la literatura francesa en la revista Orígenes »

10h 45 Pause

Modérateur : Armando VALDÉS-ZAMORA

11h José PRATS SARIOL (Écrivain et critique littéraire) « La literatura francesa en el Curso Délfico de Lezama »

11h 20 Thomas BARÈGE (Université de Valenciennes) « Une source française fondamentale de Lezama : Paul Valéry »

11h 40 Discussion – Pause déjeuner

Après-midi

Modératrice Clémentine LUCIEN (Université Paris-Sorbonne)

14h30 Abilio ESTÉVEZ (écrivain et critique littéraire) « El surtidor inmóvil de un encantamiento : Lezama Lima y Rousseau el Aduanero »

14h50 Benito PELEGRIN (Université d’Aix en Provence) « Les références françaises dans Paradiso »

15h10  Armando VALDÉS-ZAMORA (Université Paris-Est Créteil) « El curso de literatura francesa de Lezama »

Pause 15h30-15h45

Modératrice : Ina Salazar (Université de Caen-Basse Normandie)

15h45 Gustavo GUERRERO (Université de Cergy-Pontoise) « Edition, traduction et la réception françaises de José Lezama Lima »

16h05 Marie-Claire ZIMMERMANN (Université Paris-Sorbonne) « Une lecture rythmique et imaginale de Lezama Lima »

Discussion

Clôture Roland BÉHAR

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 22:22
http://mal217.org/fr/agenda/autour-de-la-litterature-cubaine

http://mal217.org/fr/agenda/autour-de-la-litterature-cubaine

Jeudi 18 MAI 2017 à 21h

Maison de l'Amérique latine

217 Boulevard Saint-Germain 75007 Pari

 

Table ronde sur la littérature cubaine

 

Présentation de Archipiélagos roman d’Abilio Estévez et de La siesta de los dioses d’Armando Valdés-Zamora.

Avec la participation de José Prats Sariol et Jacobo Machover

Dans le cadre de la Journée d'études José Lezama Lima y Francia organisée par l'Université Paris-Est Créteil (UPEC) et l'Université de la Sorbonne, qui aura lieu le 19 mai à l'Ecole Normale Supérieure.

 

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 22:58
LAS DOS COPAS DE NERVAL

I

La imagen de Melusina saliendo desnuda del agua entre él y la luna, la madrugada en que celebraban en la costa la invitación de Georges a viajar a Bélgica, le confirmó a Sinesio el  presentimiento de cuando la conoció en casa de El Argonauta. Ella tenía que ser quien lo ayudaría a escapar de aquel callejón sin salida en que La Habana se había convertido para un tipo como él, destinado a correr un día los principales maratones del mundo y a vivir otra vida diferente a la de aquella isla, donde se había visto incluso obligado a compartir la mujer que le gustaba con tal de cambiar las estrategias salvadoras de su fuga. 

Fue Aquiles quien después de mucha insistencia había aceptado darle la dirección y la hora de consulta de El Argonauta a Sinesio.

- Habrá que acostumbrarse a la idea de que tú también te vas, le dijo.

Muchos amigos de Aquiles se habían ido gracias a El Argonauta, el último, La serpiente emplumada, era la pareja de Aquiles y vivía con él y el maratonista. La Serpiente enseguida llamó a su amante para decirle que, en cuatro horas llegué al norte brutal y revuelto, el vuelo por México fue según lo convenido, las plumas me sirvieron para algo, volveré con ellas de Moctezuma conquistador, querido, digo, de Quetzalcóatl reivindicado... 

El Argonauta se había convertido en alguien secretamente famoso por organizar a cambio de dólares escapadas marítimas hasta Miami. Sinesio y Melusina esperaban una tarde en la sala de su casa,  cuando un resplandor aurífico – según él providencial – salido del pelo de ella y de los músculos bronceados de las piernas,  lo impulsaron a la conversación.

Él, que todavía no poseía el tiempo de confianza necesario para contarle que su sueño más urgente era correr el maratón de Nueva York como su amigo Carvajal, le vio, en un gesto de descuido de su pelo sobre el rostro, los ojos verdes y un perfil de casi griega o insular suavidad mediterránea – esto imagino yo, como narrador de la historia, y no Georges, como personaje, por ejemplo, a quien ese tipo de belleza en pleno trópico le llevó a establecer paralelos con las célebres modelos de los Flandres belgas –, le hizo perder su seguridad de seductor callejero.

Ella no le diría hasta una noche en que se encontrarán solos, traicionados por apurados navegantes que se habían tirado al mar sin  prevenirlos, que el dinero para intentar irse en un barco lo había reunido tratando de complacer a una selecta colección de amantes; un italiano bombero en Milán, un vasco oficinista en una empresa de cosméticos, un holandés antiguo marinero mercante, y sobre todo Douglas, un fotógrafo canadiense que era el que  más corría tras ella. Que no era de La Habana, sino de Santa Clara, que había venido a estudiar danza a la Escuela de Artes donde un novio actor la entusiasmó con el teatro, y decidió probar suerte en los grupos de danza-teatro que florecían en la capital. Tampoco le contaría ese primer día a Sinesio de la traición de su novio César. Durante meses él anduvo con una mexicana y  preparó en secreto su partida. Cuando él se fue ella tuvo que arreglárselas para pagar el alquiler que compartían, dejó la danza y el teatro, y a la idea de salir a luchar por cualquier medio los dólares, le siguió la de querer irse.

Poco después, en tardes de jogging y baños en la playa, los dos se fueron revelando entre lenguas entrelazadas y explicaciones prácticas de ejercicios de elasticidad, el secreto de él de vivir en casa de un amigo maricón, de buscar clientes extranjeros para venderles antigüedades, de haber perdido toda esperanza de viajar a otro país con el Equipo Nacional desde que su amigo Carvajal pidiera asilo en Nicaragua y se fuera después a Nueva York, y él pasara a integrar la lista negra de los deportistas aspirantes a quedarse por no haber denunciado las intenciones de su amigo. Ella su quimérico sueño de asistir un día a un concierto de Madonna y verla cantar y bailar “Material Girls”, con el traje rosado y los largos guantes hasta los codos, y un montón de bailarines  asediándola, según el video en colores que vio en casa de una amiga cuando aprendía el estilo y los modales de su nuevo oficio.

Hasta que una tarde en la costa, con el sentido práctico que el momento exigía, ella le anunció que estarían quince días sin verse. Daniel, el español de Vizcaya, me avisó anoche que llega mañana, tú sabes que irnos y ganar unos dólares está antes que todo lo demás...

Sinesio no quiso que ella ese día lo acompañara a regresar en bicicleta. Prolongó las horas que pasaba sumergido mirando correr  los peces entre las algas y relajando las cargas de kilómetros de sus piernas con el golpeo de las suaves olas del final del crepúsculo.

- Hay plena luna esta noche, dijo Melusina sacudiéndose el pelo, y Sinesio vio unas gotas resistentes formando dos hileras de agua que penetraban en dirección a la entrada de su sexo insinuadamente bermejo.

Georges se había ido por la tarde a Bruselas y el final de lo más difícil había parcialmente terminado. Melusina se puso de rodillas y se inclinó a besarlo. Hilachas del pelo rubio acariciaron la cara y los ojos ahora cerrados de Sinesio que pensó, sintiendo sus labios, que ya faltaba poco, coño, y ella está tan buena, y su viaje y después el mío están ahí, cerca.

Continuaron besándose y aunque cambiaran constantemente de posiciones, Sinesio no pudo ver esa noche, ni siquiera con la luz de la luna, el tatuaje violáceo de una copa que Georges había grabado sobre la nalga izquierda de Melusina.

- La próxima noche la pasaremos juntos en Brujas, le dijo Georges, entonces te grabaré la otra copa y te haré muchas fotos. 

La lengua de Sinesio descendía la espalda de Melusina como un diestro depredador de medianoche – hago un esfuerzo por comparar yo, el narrador –, y anunciaba en las sinuosidades claroscuras de su bajada, el asalto a su isla posterior. Cerrando los ojos ella maldijo tener que recordar, en medio del goce trasero de la lengua embarrada de miel de abeja de Sinesio, las punzadas del tatuaje de Georges en una casa colonial de Trinidad.

II
Aquiles y La Serpiente vendían cuadros, muebles, lámparas, jarrones, monedas, espejos, relojes, y todo cuanto pudiera considerarse una antigüedad con hipotético valor artístico. Como la competencia había aumentado a pesar de las prohibiciones oficiales, Sinesio era ideal en la búsqueda callejera de nuevos clientes, tomando además los riesgos de los primeros contactos y de las posibles denuncias de vigías al servicio del gobierno. De esta manera Sinesio fue el primero de los personajes de esta historia en conocer personalmente a Georges.

Sentados en dos sillones muy cerca el uno del otro en una casa elegida para las entrevistas iniciales, Sinesio comenzó los primeros pasos de kilométricos bojeos dirigidos a adivinar si el recién llegado tenía o no un billete largo. Con Aquiles Sinesio había aprendido a escrutar los detalles indiscretos de la indumentaria de los compradores. Según las instrucciones de su amigo y jefe, esos detalles se denunciaban en tres o cuatro objetos; el metal, los grabados y la figura de la fosforera, la suela y el material de los zapatos, y la forma y la marca del reloj y el bolígrafo, si era el cliente quien escribía algo sobre un papel.

Sinesio se limitó a hacer una introducción sobre el arsenal de piezas con que contaban ese mes. Georges preguntó si podía fumar – claro, claro, sin problemas, dijo el maratonista, así puedo ver la fosforera, pensó –. La fosforera era dorada – ¿de oro? – y el cigarro no era un cigarro, sino un tabaco Romeo y Julieta. Sinesio buscó el reloj. Georges llevaba puesto un pullover blanco con un chaleco de anchos bolsillos de explorador de los años 20 y de un hombro colgaba la correa de una cámara fotográfica. El reloj era pequeño, rectangular  y de manilla de cuero. No parece bueno, se dijo Sinesio, pensando en Seikos, Citizens, o el Rolex de pulsera metálica de Augusto, el cubano de Miami que viene a cada rato vía México a comprar los cuadros que queden en la isla de Amelia Pelaéz, Servando Cabrera y otros pintores cubanos.

- No es un cuadro lo que busco por ahora, aclaró, sino una copa, es decir la escultura de algo que se puede considerar una copa.

Sinesio se puso rápido para otra cosa porque se dio cuenta que el asunto quedaría directamente en manos de Aquiles – que coño sé yo de copas, las únicas copas que conozco son los trofeos de atletismo – y se le ocurrió, sin embargo, que, si el belga no es maricón puedo ocuparme de buscarle una niña, porque si lo es, mis socios se encargarán del resto.

Dos días después Aquiles le aclararía las cosas. El belga no era homosexual, parecía tener muchísimo dinero, y no lo había jineteado nadie todavía. Ah, y lo de belga es relativo, él es hijo de española con francés, nació en España, pero pasó la mayor parte de su vida en París, hasta hace unos años, cuando se quedó viudo y se fue a vivir a Brujas, una ciudad de Bélgica que se considera la Venecia del norte, concluyó. La suma de esos detalles llevó a Sinesio a tomar una decisión aparentemente drástica y exclusiva, y en el fondo individualista: arriesgar a Melusina.

Las reuniones se sucedían sin avanzar gran cosa en la búsqueda de la copa. Aquiles en su tiempo de anticuario criollo había enfrentado caprichosos encargos de clientes caídos en La Habana desde las geográficas más recónditas; un neoclásico reloj de péndulo fabricado en Viena e identificado por la firma de un tal Roy, un manuscrito de un tal Lorenzo Da Puente – ¿o de Ponte? – el libretista de Mozart y autor de Las bodas del fígaro, un libro enorme de un tal Milin consagrado a los jarrones etruscos encuadernado por Doll – encontrado por fin en Cienfuegos después de mucho correcorre, recordó Aquiles–, unos bocetos de Durero y un dibujo del libro de un alquimista  alemán nombrado Lambsprinck  –o algo por el estilo–, una carta de Humboldt a Goethe fechada en La Habana, uno de los planos de Antonelli, manuscritos de poemas eróticos de Lorca, y un sinfín de cuadros de Picasso, Degas, Murillo, Modigliani, y decenas de cubanos, nunca seguros, tratándose de cuadros, de garantizar la paternidad de los mismos, porque hábiles falsificadores han hecho de la copia de clásicos un nuevo arte nacional de sobrevida.

Todos coincidieron en que llevaría mucho tiempo localizar esa dichosa copa, al parecer – se explicaba Georges – llevada en la valija diplomática del Vaticano a La Habana, por un francés y un colombiano calvo residente en Bruselas, para ser vendida a coleccionistas privados por intermedio de un funcionario del gobierno cubano.

Fue Sinesio quien le abrió la puerta a Melusina fingiendo ambos un saludo de conocidos de vista, antes de ser presentada a Georges. El maratonista siguió las reacciones del casi belga, y se dijo que si no encontraban la dichosa copa, algún otro trofeo y unos cuantos dólares deberían quedar de la visita de Georges.

III

Ella había limitado sus territorios a la prohibición de acceso a ciertas zonas de su cuerpo y al cuarto alquilado. Desde que César se fue a México ella comenzó a decorarlo con los resultados de botines imprevistos, aun cuando todo lo que representara permanencia le desagradaba.  Lo más llamativo era un afiche gigante de Madonna colgado detrás de la cabecera de la cama, regalo de Douglas, el canadiense. Las paredes eran de un blanco forzado de visibles capas de pintura de cal que trataban de borrar viejos grafitis y la humedad de las paredes. Sobre las frases y versos escritos por César y sus amigos en las épocas antes y post Melusina, ella había pasado varias manos de pintura hasta llegar a tapar casi por completo los residuos de la escritura.

Esa noche le tocaba quedarse en el cuarto y al ver que no llegaba, él temió que ella hubiera olvidado su noche semanal compartida, o que se hubiera ido sin estratégicas introducciones a acostarse con el belga. Puso una casete de Feliciano  y se quedó sentado en la cama viendo las luces que entraban por la ventana entreabierta.

Cuando Sinesio explicó que debía irse – dejando el campo libre a la acción – Aquiles le propuso a Melusina y a Georges caminar un poco por La Habana Vieja. La mirada que quiso creer nerviosa de Georges al ser presentados, le adelantaba una debilidad a explotar con sus encantos. No hay por qué apurarse, éste es un pálido culturoso que por lo que dice, parece hacer el negocio más por enredadas aficiones culturales que por dinero.

Georges motivado por una lejana semejanza con su esposa – si la imaginaba con otras ropas, otro corte de pelo y Brujas de escenografía– una vez solos le dio más detalles de su viaje. Le explicó que un grupo de fanáticos del poeta Gérard de Nerval buscaba con desespero la susodicha copa que representaba no sé que oscuro mensaje de despedida. La copa es menos una joya escultural atribuida sin mucha convicción a un tal Jean du Seigneur, que un símbolo de la asociación parisina de lectores ocultistas de Nerval, encargada de pagar mi viaje. Eso sí, nada comentó sobre la significación alquímica que otorgaban a dicha copa los contemporáneos descifradores del poeta, y todavía menos acerca del original de la última carta escrita por Nerval horas antes de ahorcarse – carta donde el poeta presagió :"la nuit sera noire et blanche", cito yo, el narrador –, supuestamente conservada en el interior de la cúpula, idea ésta al parecer de su amigo el pintor Chenavard, para, según él, abreviar la comunicación del ilustre espíritu del poeta con el mundo celestial.

Él no la invitará esa primera noche a dormir a su habitación del hotel Riviera – no me hubieran dejado subir de todas formas, le dirá ella en Trinidad –, pero le anunciará el deseo de verla al día siguiente y de viajar juntos a provincia.

Ella regresará en un taxi – pagado por él, claro – hasta su cuarto, y al comenzar a subir la escalera de caracol recordará que es domingo. Sinesio no la sentirá llegar, se habrá quedado dormido mirando la luna a través de la ventana y tarareando infinidad de veces los estribillos de la canción “La copa rota” de Feliciano.

IV

Sinesio terminó de correr los kilómetros del lunes y subió a darse una ducha. Tomó dos cucharadas de miel de abejas y entró al baño. Comenzó a pasarse una esponja enjabonada con el Palmolive de Melusina y vio restos de su pelo rubio transformados en figuras geométricas brillando sobre la capa también amarilla del jabón. Tuvo el deseo repentino de masturbarse al acariciar su serpiente con el jabón y los pelos, corrió la cortina a la búsqueda de su cuerpo sobe la cama, y comprobó aliviado que el ruido del ventilador atenuaba el de la ducha y no molestaba su sueño.

Continuó enjabonándose hasta detenerse en el tatuaje de su sexo que debido a la erección del frotamiento del jabón, permitían a la serpiente azulosa con alas extenderse hasta el borde delimitador del prepucio. La idea había sido de Aquiles y de La Serpiente emplumada. Fue este último quien después de largas sesiones de convencimiento en las cuales aclaraba que el hecho de aceptar no significaba que él fuera pájara, lo convenció de tatuarle la serpiente, no emplumada como yo, le dijo, sino con alas, serpiente apurada en despegar o, en entrar...macho como eres. Él lo aceptó después de comprobar las habilidades artísticas de La Serpiente con decenas de clientes, porque le recordaba las conversaciones de niño en el barrio cuando se comentaban los tatuajes hechos en la cárcel y las pruebas de virilidad del diamante fijado en la punta del sexo.

Para su satisfecha sorpresa la primera vez que él desenfundó la serpiente aérea delante de Melusina, como por arte de magia fracasaron las reticencias de ella a rendir el centro posterior de su cuerpo.

Sinesio salió en puntillas de pies evitando despertarla. Cuando imaginó que estaría de espaldas abriendo la puerta, Melusina entreabrió los ojos para verlo salir antes de levantarse, lo que hizo cuando sus pasos descendieron, furtivamente, los escalones metálicos de la escalera de caracol.

V

Fueron directamente a Trinidad, la Brujas de ustedes, le dijo él, sin que ella entendiera muy bien: una ciudad conservada intacta, quiero decir, detenida en el tiempo. Ella había aprendido a atenuar con la maldad las incomunicaciones pasajeras que provocan las diferencias de idiomas, la mención de lugares, o las citas librescas que ignoraba. Sabía que su cuerpo y su belleza callada atraían a esos amantes cansados de algo, abandonados por algo, a la búsqueda de otro algo que allí, en aquella isla, tenía que ser ella si no quería que otra de las miles de aspirantes a cortesanas la desplazara de su oportunidad.

En Trinidad estuvieron tres días caminando – para complacerlo – por esos lugares fotografiados en las ilustraciones de folletos de turismo. Ella prefería que después de los recorridos por calles empedradas y los almuerzos en los que fingía con gestos amanerados no tener mucho apetito, se sentaran a descansar en coloniales tabernas renovadas. Una vez allí se las arreglaba para que fuera él quien más tomara. Decía, discúlpame un momento, y se iba al baño a vomitar lo bebido, se lavaba la boca, mascaba chicles, fumaba Malboros – que él le había comprado – y así borraba los residuos de olor a vómito de su aliento. O vertía el ron sobre alguna jardinera si era él quien iba a orinar, compadecía la torpeza de sus pasos al ritmo de la música, o simulaba ambigüedades que intentaban darle la imagen de un candor adolescente extorsionado, una vez comenzado el asedio de querer besarla en la boca.

Hasta que él habló de su esposa muerta, de su retiro a Brujas donde ambos se habían conocido en la universidad mucho antes de casarse, insinuándole el supuesto parentesco físico de ambas. Ella se dio cuenta que él se acercaba al terreno que ella prefería; el de las sustituciones taciturnas de: desde entonces no había conocido a nadie y ahora tú, nunca hubiera imaginado que en un viaje como éste encontrara a alguien así, seguido de una hilera de aburridos etcéteras que anunciaban el comienzo de sus ataques, la etapa en que la cama decidiría.

La segunda noche las manos y la lengua de ella invirtieron el protagonismo de su conversación. Se dejó recorrer unos minutos, y en un calculado momento, con instinto felino, lo puso boca arriba, y comenzó con su boca y sus manos las bajadas y subidas a su torre renovadamente erguida, provocando así, más de quince minutos después – ella había aprendido a consultar un reloj colocado en el velador mientras desarrollaba sus man(i)obras – el salto aéreo de sus níveas aguas remotas. Acto seguido ella verificaría con alivio el aterrizaje de su torre, abolida.

- ¿Sabes que tienes nombre de hada?, de hada y de sirena...,¿quién te puso ese nombre?, se le ocurrió a él comentarle a la mañana siguiente, el último día que pasarían en Trinidad.

VI

Bañándose en la playa Ancón, a unos kilómetros de Trinidad, Georges le insinúo por primera vez la idea de tatuarla. Ella temió que se agotaran antes de los previsto el repertorio de vías de escape para salir impenetrada y con dólares. Y aunque el belga insinuaba querer ocupar el reducto de su fidelidad trasera a Sinesio, con el cuento del tatuaje de la copa en la nalga que simbolizara a la vez el motivo de su viaje y el encuentro de ambos, el comienzo y la continuidad hacia el infinito, y todo un sin fin de explicaciones persuasivas que en el fondo trataban de convencerla de dejarse poseer de la manera en que sólo el maratonista lo había hecho, ella lograba disuadirlo amenazando satisfacer con amagos de caricias sus obsesiones.

De regreso a la casa alquilada él quiere que sea en el piso, encima de unas losas de arabescos supuestamente orientales. Él propone que haya música, cambia otra vez la casete dentro del pequeño dictáfono y le pregunta si reconoce la música, es Ravel le explica. A Ravel por suerte sí lo conoce, voy al fin  a poner una, piensa, por lo del Bolero y El Vals, no por gusto fue bailarina clásica desde muy joven y compartió años en una escuela con estudiantes de música.

A él siempre le había llamado la atención que ese francés utilizara títulos en español para su música y el colmo fue descubrir que hasta aludía a la ciudad que él visitaría.

-  Sí pero eso que se escucha ahora es la Habanera, le aclara.

Él la ve acostarse sobre el piso a un tiempo que supone pautado por la misma música escuchada desde el primer día. Su verdadera primera imagen de La Habana era el mar visto un lunes – al amanecer de su llegada – con la música de Ravel desde el balcón del hotel. Mar y música pasados a solas unos minutos, hasta que la aparición de la silueta de un corredor por la acera que el muro separa de la avenida y del mar, le hicieron compartir con aquel solitario que  se perdía de vista en dirección al Castillo del Morro, las olas y el Bolero y La Habanera de Ravel de bienvenidas.

El dibujo abre la piel con exactitud de algo repetido. Pero la línea cortante es suave desde la punta de la aguja, tan suave que sus apacibles ¡ay! él quiere creer – ella lo sabe – que no se diferencian del placer. La aguja corre sin dificultad por la superficie de piel blanca que resalta del resto del cuerpo bronceado. Su mano insiste fijando con los trazos la forma de la copa tatuada, pequeñamente lila, abierta en su cúpula y al centro de la nalga izquierda.

- La noche es blanca y negra, se le escapa.

Y Melusina no lo oye, o finge no oírlo para creer que no está allí, sino queriendo volar de allí. Mientras muerde una almohada que ha colocado sobre el piso, quiere seguir la música de Ravel y los acordes que intenta tararearse son los de "Bolero y Habanera", la canción del trovador Silvio Rodríguez dedicada con espíritu de ofendido patriota nacional a alguien que sufre la partida de una jinetera con un extranjero.

Su pelo es más dorado y extenso así, sudado y fijo a la espalda. Su pelo y la lámpara y la aguja y los arabescos del piso, encandilándolo. Él le pide continuar sin hablarle, inclinado, rozando su pecho a su espalda, lamiendo el cuello y las orejas, hasta volver sus dedos con olor a un resbaloso perfume de algas – él le dice – a su centro trasero, queriendo violar las fronteras fundadas por el acuerdo de otros dos cuerpos; el de ella y el del maratonista. Y detiene sus dedos y su cuerpo detrás de ella, impide que él la invada a la manera de las alas y la serpiente dibujada de Sinesio, el primer día después de mostrar el tatuaje con el recato de un juego de niños, para volar los dos, repetía,  irnos de una vez de esta maldita isla, y viajar, escaparnos lejos, a correr el maratón de Nueva York, a tu concierto de Madonna, Melusina.

VII

Desde que ella se fue y uno de los contactos de Aquiles le aseguró que la copa robada de la tumba del poeta francés estaba en La Habana, Sinesio sólo corría de noche. Después de tomar dos cucharadas de miel se preparaba algo de comer o se enjabonaba bajo la ducha, repitiendo una y otra vez el gesto de tocar su serpiente voladora, correr la cortina del baño y buscarla sobre la cama.

Él dejó intacto el afiche de Madonna con la dedicatoria del canadiense, pero un domingo se entretuvo en raspar la pintura de la pared que estaba frente a la cama. La pared donde César y ella habían inscrito el testimonio de mensajes, versos, o letras de canciones en veladas con amigos faranduleros. En algunos espacios surgidos debajo de la pintura blanca, al escribir su nombre, él creía incorporarse a esos momentos pasados que lo ignoraban, o, sin explicarse el por qué, reproducía de un golpe, con una incontrolada furia de su mano, el dibujo de la serpiente y las alas de su sexo, aquí y allá, arriba, encima o debajo de la firma Melusina, o donde reconociera los trazos de su letra, como si pudiera entrar así, por la fuerza, a zonas silenciadas por el miedo de ella a entregar regiones que la llevaran a enamorarse.

Cansado de dar vueltas en esa pista vacía en que se había convertido el cuarto heredado, Sinesio se levantó una madrugada, se puso las zapatillas, un short húmedo y un pullower, y bajó las escaleras de caracol confiado en que la espuma del agua que desborda el muro agrietado del Malecón, la música de Ravel en su walkman, y la sensación de flotar que le producen el olor del salitre y las siluetas de su cuerpo corriendo bajo la luna, lo extenuarían hasta dormirse sin soñar con ella, ni calcular las fechas de un viaje que no terminaba de anunciarse ni en la voz europea de Melusina ni en su postal de Brujas.

Tres meses después de su viaje ella lo había llamado una vez para decirle que había llegado bien y que la copa buscada por Georges había aparecido sorpresivamente en casa de un anticuario en París, pero tanto el anticuario como Georges, Gérard y los locos nervalianos, aseguraban que eran dos las copas y faltaba de todas formas la del cementerio.

En una breve postal beige enviada con un comprador de paso por casa de Aquiles, sobre la cual se veía el dibujo en relieve de un pez sobre la fachada de una casa azulada y un diminuto puente arqueado que daba a un jardín cubierto de esculturas, ella le había escrito : Muchas madrugadas camino por el puente de San Bonifacio pensando en La Habana. Imagino que pasarás corriendo sobre este puente y sobre el de Brooklyn. Cuando no hay turistas Brujas es una ciudad demasiado solitaria, como sus canales.

Ni por la cabeza le pasaba a ella contarle las cosas que había soportado primero por la promesa de casamiento que le hizo Georges y, una vez casados, por sus planes de escapada trasatlántica. De los cientos de fotos en cuanto rincón bendito de aquella ciudad muerta le recordara al belga-español la muerta predecesora a la que él le exigía que imitara. Del tatuaje de otra copa en la otra nalga, de las habilidades desplegadas para conservar a lo Penélope su cinturón trasero de castidad al regreso de la serpiente alada, de los rituales cada mes con miembros de un club de esotéricos nostálgicos en el cementerio Père Lachaise de París, delante de la torre sin copa de la tumba del poeta ese – Nerval, por supuesto, aclara el narrador –, de las llamadas de rescate que hizo en cuanto llegó a sus antiguos amantes europeos y a Douglas a Montreal, para ver si cambiaba de país o encontraba el medio de irse a los Estados Unidos, a Canadá o al menos a España, del dinero que había ahorrado aumentándole a Georges el precio de las cosas compradas y hasta puteando en plena Brujas cuando él se iba unos días con sus amigos coleccionistas a París. Y mucho menos le contaría del pasaporte español comprado a tres mil dólares, pasaporte con el que ella pensaba volar a Miami, donde no tuviera que hablar idiomas extraños, ni soportar días sin sol, ni tatuajes de copas en las nalgas, ni fotos en calles, canales, iglesias, estatuas y edificios empolvadamente desiertos, ni comidas de hierbas coloreadas y carnes hervidas, ni reuniones de viejos histéricos en la tumba de un poeta ahorcado; adonde pudiera con más facilidad ir por fin a un concierto de Madonna y esperarlo a él para irse a conquistar el puente de Brooklyn y el maratón de Nueva York.

Una tarde de domingo mientras se consolaban por sus ausencias respectivas, Aquiles le  comentó a Sinesio que uno de sus colaboradores de la jerarquía del Ministerio de Cultura decía saber dónde estaba una copa comprada por el gobierno a un francés. Pagando un buen precio la copa es recuperable, pero a mí ya no me interesa, creyó concluir Aquiles, a quien le sorprendió que el maratonista le preguntara cuánto más o menos podría costar convencer a su socio de dejarse robar la copa.

El no poder compartir la resistencia de quedarse hizo que Sinesio se le ocurriera apropiarse de la copa que – según él –, lo mantendría en contacto con ella y con Georges, y para completar, lo llevó a salir de nuevo a la búsqueda de El Argonauta.

El planificador de viajes, compadeciéndose de sus malas suertes trasatlánticas y del abandono belga de Melusina, le prometía buscarle un hueco en un remolcador que gente de confianza pensaban robarse del puerto en esos días.

- Yo te debo el que te vayas, brother, tú te mereces pirarte de una vez, tú ha’ lucha’o por eso man…, y sin pagarme un solo verde, prometió.

Quizás por el estado en que lo habían dejado los fracasos escapatorios de los últimos años, Sinesio se sentía cada vez más agredido por esas repeticiones de las jornadas habaneras – el sol y las visiones omnipresentes del mar – que como un lenguaje autoritario del día, no lo dejaban ni siquiera creerse viajando mientras corre y escucha la casete de Ravel.

Cuando Sinesio corre de noche se hace la idea que dos cuerpos se atraviesan, el suyo queriendo flotar y el otro invisible y acogedor de la noche, que a su vez tiene que ser el más allá del mar insinuado, el cuerpo de ella, la Melusina de repente sirena saliendo otra vez del agua, o Bruja, es decir, belga, alada y serpiente por él, ida y lejos de su desconsolador quedarse. Quedarse con la susodicha copa, de regreso, robada de un almacén a  un precio de ahorros escondidos, hasta la mesa del cuarto donde va a esperarlo esa otra noche de kilómetros y escalera de hierro de caracol.

La copa que a manera de contraseña de un idílico reencuentro, o prolongación de las reminiscencias de su cuerpo ido, él querrá llevar en una mochila la noche siguiente, al montar en el remolcador robado para escapar a Miami. La misma noche – es decir, madrugada o amanecer en Brujas, calculo yo, Georges el narrador – en que Melusina con un falso pasaporte español intentará tomar un avión con destino también a Miami.

Publicado en: https://conexos.org/2017/03/18/12038/

Del libro: El Globo de Matías Pérez y otros cuentos de Paris.

 

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 15:45
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 09:55
ETRE ECRIVAIN A CUBA :VIVRE SUR LA CORDE RAIDE

Questions Internationales, No. 84, Mars-Avril 2017, p. 94-96.

http://www.cultura.com/questions-internationales-n-84-cuba-3303331600848.html

 

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