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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 10:44

 

NADA MAS QUE…

¿Qué su voz nueva, inesperada,         

Dirá lo que aún no me dije,

Y está en mí, sin mí, diciendo

Lo que, al callarse, desdice?

 

¿Por qué inmolarse en palabra

Muda, y émula de altura,

Que cuando enmudece niega

Lo antedicho sólo al cielo?

 

¿Hay que cavar en el aire

Hasta el silencio primero,

Hasta llegar a la luz

Que tuvo el mundo en su estreno?

 

¿Y hay que volver a callar

Lo que nunca fuera dicho,

Para que muera en su ser

La muerte de otra manera?

 

RIEN QUE…

Quelle voix nouvelle, ô surprise,

Souffle des mots jamais ouïs ?

(Elle est en moi, sans moi, disant

Ce qu’à se taire elle dédit).

 

Pourquoi s’immoler en parole

Muette, émule des hauteurs,

Si elle nie dès qu’elle se tait

Ce qu’elle ne livra qu’au ciel ?

 

Faudra-t-il taire à nouveau

Ce que jamais l’on n’aura dit

Afin qu’en soi-même périsse

De nouvelle façon, la mort ?

 

Et faudra-t-il taire à nouveau

Ce que jamais l’on n’aura dit

Afin qu’en soi-même périsse

De nouvelle façon, la mort ?

 

SOLO DE MAR

 

Por el huir de huida transparente

A donde va la mar –mar también ella-

¿En qué ausencia, punzante, está presente?

¿En qué velada limpidez destella?

Pensada en ola va sin pensamiento

Al mudo cascabel de la pupila

Y en el hueco espiral del crespo viento

Hila en el vano cuanto vano hila…

Y el mar que calla en su mudez sonora

Muda el cristal por ella en transparencia,

Y mira, en el espejo de la hora,

Nacer la imagen de su propia ausencia.

 

SOLO MARIN

 

En fuyant d’une fuite translucide

-Telle une mer- où donc s’en va la mer?

Présente en quelle absence et la blessant ?

Claire à quelle trouble limpidité ?

Elle va sans dessein, en vagues dessinée

Devant le grelot muet de la pupille

Eta dans la vide spirale du vent crêpu

Ce qu’elle file à l’aise, elle le file en vain.

Mais la mer qui se tait dans sa rumeur muette,

Par elle le cristal en transparence change

Pendant qu’elle suspend dans le miroir de l’heure

L’image de sa propre absence

Mariano Brull, Rien que…Paris, Pierre Seguers, éditeur, 1954

                                       (Traducción de Émile Noulet)

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Published by Armando VALDES-ZAMORA
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